Paysage d'hiver avec patineurs et piège d'oiseau - Pieter Brueghel l'Ancien - 1565
Paysage d'hiver avec patineurs et piège d'oiseau - Pieter Brueghel l'Ancien - 1565 © cc / Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique

La neige ne s'associe pas nécessairement aux plus grands froids et la pluie n'est pas synonyme de douceur. Mais c'est ainsi, la neige dans nos imaginaires régit l'hiver. Et ce qui est vrai en Europe du Nord et dans les Alpes est réputé l'être ailleurs. En Bretagne, la pluie incessante ne peut signer un vrai hiver. "Y en a marre", disent les inondés de 2014. Pierre Loti, désolé, notait déjà ceci, en 1875 : "La pluie tombait, tombait, mouillant tout : les chapeaux à boucle d'argent des hommes, les bonnets sur l'oreille des matelots, les coiffes blanches et les parapluies. L'air avait quelque chose de tellement atteint qu'on ne pouvait se figurer qu'il y eût quelque part un soleil; on en avait perdu la notion, on respirait de l'eau."

En revanche, la neige fascine les peintres depuis Brueghel l'Ancien; le romantisme construit autour d'elle une mystique du froid; dès la fin du XIXe, les stations climatiques puis celles de sports d'hiver l'associent à l'ensoleillement. Gilbert Durand a même écrit une psychanalyse de la neige : elle est poudre, croûte, grésil, béton, givre... Sans elle, pas d'hiver et avec elle, l'hiver tout entier?

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