Le Château de Luynes (Val de Loire) qui appartient au Duc de Luynes
Le Château de Luynes (Val de Loire) qui appartient au Duc de Luynes © Radio France

La France se retrouve dans la globalisation d’aujourd’hui un peu comme la noblesse dans la République d’autrefois : son héritage la met dans une situation d’inadaptée et, en même temps, il lui confère une image qui lui garde une singularité.

C’est pour cela qu’un milieu de trois mille familles seulement et qui compte quelque cent mille personnes, pas davantage, mérite la curiosité. Il ne constitue pas une résurgence, il est un révélateur pour le devenir du pays.

La noblesse en France a traversé la même mésaventure que la France connaît dans le temps d’aujourd’hui. Elle n’a pas été à l’aise. Elle a dit tout le mal qu’elle a pu de la République puis, note Jean d’Ormesson, elle est allée mourir pour elle : beaucoup de sang bleu a coulé dans les tranchées et elle compte pour 7% des Compagnons de la Libération.

Mais voilà, le panache ne suffit pas à arrêter le temps. Ni pour le pays. Ni pour la noblesse. Jusqu’ici, elle a su s’adapter avec beaucoup d’opportunisme au renouvellement de ce qu’il est convenu d’appeler les « élites ». Mais la plasticité a ses limites : l’internationalisation des carrières, l’individuation des comportements, la volatilité des mariages la mettent devant une contradiction imminente.

Contradiction que la France entière peut comprendre. Comment garder sa verdeur à un passé que les tendances dominantes à l’œuvre aujourd’hui voudraient rendre insignifiant ?

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