Logo de Radio Moscou en 1969
Logo de Radio Moscou en 1969 © domaine public

Nous allons remonter jusqu’à des temps très obscurs où la Toile ne s’étendait pas sur le monde, où l’Europe était coupée en deux par le rideau de fer et où la Chine de Mao en appelait à l’avènement d’un homme nouveau tel que plus personne n’en rêve aujourd’hui.

A cette époque reculée, chaque pays, même modeste, tentait cependant de se faire entendre du reste de la planète. Il disposait pour cela d’un vecteur que les radio-amateurs avaient utilisé les premiers : les ondes courtes.

Les ondes courtes ? Bien qu’elles ne soient pas complètement délaissées, elles paraissent obsolètes aujourd’hui. Elles permettent pourtant à des signaux faibles de se faire entendre très loin. Les techniciens, quand ils veulent se faire comprendre, disent qu’elles ont la capacité de rebondir sur les nuages. Comme des kangourous. L’image des kangourous est osée et, plutôt que des nuages, il faudrait parler plus précisément de la seule couche supérieure de l’atmosphère, l’ionosphère. Mais, bon, on n’est pas dans « La tête au carré », seulement dans « La marche de l’histoire »…

Eh bien, dans celle-ci, les ondes courtes ont tenu leur part. Dès les années trente, les puissances à forte teneur idéologique y consacrent des investissements importants, installant des émetteurs de plus en plus puissants. Même le Vatican s’y met. « Le Vatican, combien de divisions et quelles bandes sur les ondes courtes ? »aurait pu demander Staline. Staline qui a observé la place faire à la radio au Congrès de 1935 de l’Internationale. Et qui attisera les feux de la propagande radiophonique dans le contexte de concurrence qui se déploie avec la guerre froide . Et il ne sera pas le seul.

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