Dans le récit historique façon Kemal Atatürk, Ankara était la ville héroïque qui illustrait en couleurs le réveil national.

Vue d'Istanbu
Vue d'Istanbu © Getty / Tanatat pongphibool ,thailand

Dans le récit historique façon Kemal Atatürk, Ankara était la ville héroïque qui illustrait en couleurs le réveil national et Istanbul une cité peut-être enchanteresse mais qui semblait cependant vouée au noir et blanc voire au délabrement.

Cependant la force d’Istanbul ne peut être jugulée. Elle est, de par sa situation et son histoire, ouverte aux horizons extranationaux. A Ankara une diplomatie de capitale, à Istanbul une diplomatie de métropole.

Istanbul est maintenant entrée dans le « top 20 » des plus grandes villes du monde. Sa population qu’on peut estimer à 14 millions d’habitants a doublé depuis un quart de siècle et l’espace qu’elle occupe croît encore plus vite que le nombre de ses habitants.

La ville est au cœur de la politique d’Erdogan qui en a été le maire. Il y multiplie les grandes infrastructures qui font l’objet de plusieurs inaugurations à grands sons de trompe à mesure qu’elles avancent. Dorénavant, 95% des constructions ont moins de vingt-cinq ans mais il arrive qu’on voie des panneaux ainsi libellés : « Ici, on construit un bâtiment historique » L’objectif de la politique immobilière et de l’ingénierie sociale du parti islamiste au pouvoir est en effet, grâce à Istanbul, de remettre la Turquie dans le cours d’une histoire ottomano-musulmane qui n’aurait pas dû être interrompue.

Programmation musicale : "Dağlara Gel" par Grup Yorum (1992)

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