Portrait de Khayr ad-Din Barberousse - vers 1580
Portrait de Khayr ad-Din Barberousse - vers 1580 © domaine public / The Yorck Project

Sans foi ni loi ni pavillon, les pirates sont appelés à être pendus tandis que les corsaires, missionnés par les états, seraient de bien meilleurs sujets.

Peut-être mais les barrières entre espèces sont vite franchies. Surtout quand on est entre deux guerres et que les corsaires refusent de se dire en paix.

Leur activité en principe codifiée est en réalité insaisissable, hésitant entre le militaire et le civil, la contrainte et le commerce.

Comme elle tient de la loterie, il est impossible d'établir une commune mesure entre la masse des gueux qui ne connaissent que de mauvaises fortunes et les quelques audacieux qui en peu de prises acquièrent, tel Surcouf, de quoi devenir gras propriétaires.

La course, si difficile à définir, peut-elle avoir une fin ? On la date du XIXe mais qu'est-ce que la guerre sous-marine du XXe ? Et, aujourd'hui, à quelle activité se livrent les embarcations qui circulent au ras de l'eau au large de la Somalie ou dans le golfe de Guinée ? A la piraterie, sans doute. Mais, par exemple, le nommé Afweyne qui vient d'annoncer urbi et orbi qu'après huit ans seulement de coups spectaculaires du côté de l'Océan Indien, il avait largement de quoi prendre sa retraite et se reconvertir, jusqu'à quel point diffère-t-il de Surcouf ?

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lien séances parlementaires Jean Lebrun © Radio France

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