Mikhaïl Gorbatchev au 20ème congrès du Komsomol à Moscou le 1er février 1987
Mikhaïl Gorbatchev au 20ème congrès du Komsomol à Moscou le 1er février 1987 © RIA Novosti / Vladimir Vyatkin

C'est en 1991 que les Soviétiques font pour la première fois l'apprentissage du référendum. En mars d'abord. La question est libellée par Gorbatchev: jugez-vous indispensable le maintien de l'URSS, demande-t-il, ajoutant aussitôt: mais dans une forme renouvelée dans laquelle seront pleinement garantis droits et libertés des hommes et des nationalités.

Six républiques naissant à l'indépendance boycottent mais 136 millions d'habitants participent au scrutin, votant majoritairement "oui".

A la fin de l'année, les unes après les autres, les républiques ont déclaré leur indépendance. Si le couvert du référendum est remis, il n'y a plus de table commune. Celui qui est organisé le 1er décembre 1991 par les autorités de Kiev a ainsi pour but d'entériner le détachement de l'Ukraine : 80% des électeurs se prononcent "pour" ! L'URSS ne passera pas l'année: le 25 décembre, Gorbatchev quittera ses fonctions de chef d'un état qui n'existe plus. Pour le communiste qu'il était resté, la disparition de l'URSS était impensable. Pour le personnage d'humaniste qu'il s'était construit, le recours à la force l'était devenu aussi. Jusqu'au bout, il s'est battu avec l'énergie du désespoir mais en préférant les armes qu'il maniait le mieux : les mots...

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