Vue aérienne de Paris la nuit en 2008
Vue aérienne de Paris la nuit en 2008 © cc / Joi Ito

Les grandes tâches de lumières qu’on voit du hublot de l’avion quand on survole la France la nuit, ce sont les métropoles, elles sont bien équipées pour la mondialisation. D’autres zones parties du pays ont beaucoup de cartes à jouer, par exemple sur le littoral : bien desservies, présentant une forte qualité résidentielle, elles attirent des actifs non-salariés, des retraités, des touristes… Et puis, il y a les zones que marchent à l’ombre, avec difficulté.

L’aménagement du territoire avait pour vocation de réduire les écarts. Par une politique d’état, volontariste. C’est elle qui donnait le ton dans les années 1960-1970.

Puis est venue ce qu’on appelle encore par habitude la crise. L’urgence était à la reconversion. L’Etat, par ailleurs, a dû composer avec les initiatives que permettaient les crédits européens et les régions dont il avait renforcé le rôle en 1981. Une logique de concurrence s’est mise peu à peu en place entre elles. Dans le chantier permanent qu’est la réforme territoriale en France, on n’a pas prêté assez d’attention au changement de nom de la DATAR : en 2005, de délégation à la l’aménagement, elle est devenue délégation à la… compétitivité des territoires.

Maintenant on se préoccupe de réunir un comité à l’égalité du territoire ! L’Etat est affaibli mais il ne peut se satisfaire d’un pays en archipel. Certains lui recommandent : «ne vous préoccupez que de la mobilité, osez le désert ! » Or il n’y a pas de désert en France ! Et même si l’espace rural es n’est plus économiquement indépendant, il demeure un espace politique où on procède encore à des élections. Il ne va d’ailleurs pas manquer de donner son sentiment aux élections départementales qui approchent.

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