En direct et en public du Salon du Livre de Paris

Jean-Jacques Pauvert  dans sa maison de Rayol Canadel
Jean-Jacques Pauvert dans sa maison de Rayol Canadel © MaxPPP/Nice Matin/Philippe Arnassan
Exciter les sens ou bien plutôt par la littérature érotique inviter le lecteur à aller jusqu’au fond de soi et à revenir maître de soi. Ou pas. Pauvert était né en 1926. A son époque éditer de la littérature érotique c’était, comme on dit dans les ports, prêter à la grosse aventure. Les œuvres de Sade, Histoire d’O, combien de procès ? Heureusement, il y n’existe pas de définition juridique de l’érotisme. Non plus que de l’humour. Pauvert avait tendance à prendre la justice pour une mascarade mais il perdit beaucoup dans toutes ces affaires, y compris un moment ses droits civiques. La littérature érotique n’était pour lui qu’un chapitre de son catalogue de quelques 3000 titres. On lui doit la réédition de quantité de textes oubliés. Et dans son asile pour esprits singuliers, il abrita aussi bien Albertine Sarrazin que l’Epervier de Maheux, Goncourt 1970. C’était un oiseau de proie qui fondait sur les projets qui passaient près de lui. Et pour reprendre le vocabulaire maritime cher à Emmanuel Pierrat, un flibustier, un pirate. Ou, parce qu’il respectait tout de même un code, un corsaire. Un corsaire dont le code consistait à offrir plutôt qu’à piller.
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