viktor ianoukovitch se rend en chine, laissant une ukraine en pleine crise
viktor ianoukovitch se rend en chine, laissant une ukraine en pleine crise © reuters

En 1991, 90% des ukrainiens se sont prononcés pour l'indépendance mais les frontières qui ont été données après 1945 à leur pays de confins dessinent un espace si divers...mais peuvent-ils partager un imaginaire commun. Pour Iouvtchenko, le président issu de la révolution de 2004 qui fonde un Institut de la mémoire nationale, une chaîne peut être reconstituée à partir des séquences d'indépendance. La principauté de Kiev d'abord, baptisée en 988 sous Vladimir: elle se nommait la Rous avant la Russie. Beaucoup plus tard, l'"état" cosaque. L'assemblée générale des cosaques était appelée Rada: c'est une Rada qui a tenté de se mettre en place pendant la guerre civile en 1919-1921. La difficulté, c'est que les Russes d'Ukraine - le cinquième de la population - cultivent, eux, le souvenir d'un grand espace slave où Kiev et Moscou ne font qu'un. Et, à l'inverse, à l'Ouest de l'Ukraine, plusieurs régions de "piémont" se soucient moins de l'empire russe pour la bonne raison qu'elles n'en ont jamais fait partie. Et encore passe-t-on sous silence la mémoire juive. Sous l'Ukraine repose un yiddishland. L'Ukraine, état neuf, pays irréconciliable ?

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