C'était il y a une génération : Ronald Reagan, président des Etats-Unis, jouait un rôle étonnant. Il s'employait à développer le refus de l'impôt chez ses concitoyens !

Groupe de personnes remplissant les formulaires d'impôt dans un bureau de l'Internal Revenue Service en 1920
Groupe de personnes remplissant les formulaires d'impôt dans un bureau de l'Internal Revenue Service en 1920 © domaine public / Underwood & Underwood

A l'époque, la part des prélèvements obligatoires était déjà contenue et la taxation des revenus les plus élevés avait commencé à baisser mais on partait de très haut- jusqu'à 90% d'imposition pour les plus riches ! Les années Reagan marquent le début d'un basculement. Les particuliers américains- les sociétés, c'est une autre affaire - sont maintenant quasiment les moins taxés parmi les citoyens des pays anciennement développés.

Trop d'impôt tue l'impôt ? Pas assez d'impôt tuerait-il la solidarité ? Le président Obama, qui commence son second mandat le 21, essaie bien d'expliquer : "Ceux qui, comme moi, gagnent plus de 250000 dollars, devraient tout de même participer davantage à l'effort commun" . Il n'a, à l'évidence, pas convaincu le précédent Congrès.

Et tout indique que dans le nouveau, deux discours contradictoires sur l'impôt continueront de s'affronter, aussi irréductibles que les deux récits différents de l'histoire américaine qui les portent.

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