C’est un principe démocratique : l’usage légitime de la force est délégué à la police. Elle tient sa fonction d’un pouvoir issu de l’élection. C’est pour cela qu’en dernier ressort, la population peut estimer qu’elle est à son service.

Le métier bénéficie depuis des lustres d’un socle de soutien de l’ordre des Français, lequel s’est élargi après janvier et novembre 2015. Sondage Odoxa-Le Parisien de ce jour : 91% des Français disent ainsi comprendre la fatigue présente des policiers, sollicités sur tous les fronts.

Ce qui s’exprime dans les sondages ne se vérifie pourtant pas sur tous les terrains. On sait l’impopularité accumulée par la police dans les quartiers dits difficiles. Depuis des lustres, on vérifie à chaque manifestation qu’elle déclenche l’hostilité d’irréductibles qui peuvent même s’attaquer dorénavant aux services d’ordre des syndicats.

Le socle de soutien peut être devenu plus solide mais l’exercice de la répression demande constamment de l’adresse. Le drame est toujours proche. Et inscrit dans les mémoires. Si Nantes, par exemple, est particulièrement inflammable, c’est qu’on n’y déclare généralement pas les manifestations car on se souvient de la mort de l’ouvrier Rigoulet en 1953. La police est un métier de gens impavides. Mais, disait un ministre de l‘lntérieur, Jean-Pierre Chevènement, elle reste un art.

Manifestation de policiers à Nancy
Manifestation de policiers à Nancy © MaxPPP
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