Un dominicain, par définition, doit étudier à vie. François Boespflug dit avoir eu une carrière d’enseignant « modeste mais digne de ce nom ».

Considérait-il l’ordre de Saint Dominique comme un havre ? Sans doute pas. C’était plutôt pour lui un lieu de frontière où on pratiquait la parole et l’explication. En tout cas, on peut dire qu’il en a été amoureux. Et le reste à certains égards.

On doit bien constater aussi qu’il vient d’en partir. Sans guère provoquer de réaction de ses frères et supérieurs.

Un dominicain, par définition, doit étudier à vie. François Boespflug dit avoir eu une carrière d’enseignant « modeste mais digne de ce nom ». Il faut entendre par là qu’après de nombreux ouvrages de référence, il est devenu LE spécialiste d’un sujet crucial aujourd’hui : les images de religion et les religions devant les images. Seulement, lorsque vient l’âge de la retraite de l’université et qu’il fait un peu plus tard une rencontre décisive, il comprend qu’en réalité, plus rien ne le retient dans l’ordre où il avait longtemps imaginé finir sa vie.

La décision n’a pas dû être facile. Ni la rédaction d’un livre qui paraît deux ans après et tente de la placer dans une perspective longue. Il ne s’y fait pas que des amis. Mais mieux vaut parler franc, sans langue de buis.

D’autant que François Boespflug entend continuer à dire que le Christ des Evangiles est un joyau absolu. Mieux vaut tenir dans la société ce charisme dormant plutôt que de continuer à stationner dans l’ordre de Saint Dominique, en… agent dormant...

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