Le péronisme, c’est déjà trois quarts de siècle d’histoire. Et c’est toujours une énigme. Il y eut un premier péronisme jusqu’en 1955, un retour de flamme au début des années 1970 : ces deux moments s’achevèrent par un coup d’état.

Enfant marchant devant un graffiti en faveur du retour au pouvoir de Juan Peron en Argentine en 1972
Enfant marchant devant un graffiti en faveur du retour au pouvoir de Juan Peron en Argentine en 1972 © Getty / Bettmann

Série "Amérique Latine"

Puis après la dictature et la présidence d’Alfonsin, ce fut le ménémisme du nom du président Menem et le kirchnerisme. L’un et l’autre étaient bien différents et donnaient à l’Etat des rôles très différents.

L’habitude, pour tenter de définir le péronisme, est de le fourrer dans le sac des populismes : cela n’avance guère.

Une piste par Humbert Cucchetti : et si c’était une religion séculière ? La croyance sans cesse répétée que Péron ne mourra pas permet de donner foi à cette hypothèse. Et aussi la reconversion de militants notables du péronisme dans le catholicisme à l’époque de la dictature.

Bibliographie :

  • Servir Peron. Trajectoires de la Garde de Fer de Humberto Cucchetti (PUR).
  • Le siècle de Peron. Essai sur les démocraties hégémoniques de Alain Rouquié (Seuil).
  • Dictionnaire des populismes de Olivier Dard, Christophe Boutin, Frédéric Rouvillois / Collectif (Le Cerf).

Chanson Marcha peronista, auteur Oscar Ivanisevitch, interprète Hugo del Carril.

L'équipe
Contact
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.