En direct et en public des 15e Rendez-vous de l'Histoire de Blois

Littéralement, le kibboutz est un rassemblement, qui met en commun et la production et la consommation. Mais aujourd’hui, il y a beaucoup d’ennemis. Pour les uns, il témoignerait du sionisme de papa. Pour d’autres, il serait l’abomination de la désolation.

Shmuel "Samek" Yanai et des membres du kibboutz Neve Eitan en 1939
Shmuel "Samek" Yanai et des membres du kibboutz Neve Eitan en 1939 © Samek Yanai family

Mitt Romney, grand soutien du gouvernement actuel d’Israël, prie pour que l’Amérique ne devienne pas un vaste kibboutz.

Les kibboutz, c’était autour de 1960, plus du quart de la production agricole, le quart des députés de la Knesset, le tiers du gouvernement. Premier ministre Ben Gourion en tête... Et le vendredi soir, tous ces dirigeants rejoignaient leurs communautés, faisant leur service ou la vaisselle si c’était leur tout et le monde occidental s’étonnait devant tant d’égalité.

De cela que reste-t-il ? Ici et là, le kibboutz les plus préservés, des lieux de mémoire de l’épopée sioniste socialiste. Et, dans d’autres, des expérimentations : sociales, numérique, franchement capitaliste parfois, industrielle souvent. Les kibboutz, c’est maintenant 10 pour cent de la production industrielle d’Israël et encore 6 pour cent du PIB. Ils pèsent toujours bien plus que leur poids démographique même si depuis 1967, avec les implantations et les colonies, s’est imposée une conception assez différente de la terre d’Israël.

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