Sa vie, il est vrai, a beaucoup capté l’attention. On s’attendrait à ce qu’un cinéaste en fasse un biopic

Thomas More
Thomas More © Getty / Francis G. Mayer

Des œuvres complètes de Thomas More qui occupent quinze volumes, ce n’est pas nécessairement son livre L’Utopie qu’on retient en premier, même si, paru en 1516, il obtint très vite le succès.

Sa vie, il est vrai, a beaucoup capté l’attention. On s’attendrait à ce qu’un cinéaste en fasse un biopic.

Intellectuel sans vanité, doué pour la plaisanterie comme pour la conversation, sa maison hospitalière à Londres était réputée pour entrecroiser les amitiés.

Il disait n’avoir attendu et recherché d’autre salaire que la culture de son esprit et la connaissance de la vérité : « La philosophie m’a appris à dépendre de ma conscience plutôt que du jugement du dehors ».

Mais, peu après la publication de L’Utopie, il accepta de devenir conseiller du roi, sans chercher d’ailleurs à faire passer les idées de son livre dans son gouvernement des hommes. En 1530, le voilà chancelier d’Henri VIII. Mais le roi, désireux de renouveler ses aventures matrimoniales, décide de trancher le lien qui l’embarrasse avec l’Église catholique d’Angleterre. Et c’est Thomas More qui finit, la tête tranchée, en 1535.

Sa canonisation par l’Église, au nom des services rendus au catholicisme, a moins figé sa mémoire que le culte que lui ont rendu les communistes de Moscou ou de Pékin qui ont voulu voir en lui un précurseur de leur collectivisme. C’est là une des principales raisons de la méfiance qui entoure souvent le mot d’utopie. Mais Thomas More l’entendait au contraire comme un bouquet de possibilités. Notre époque fatiguée ferait peut-être bien de redonner un peu de lustre au projet humaniste qui l’habitait.

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