Chemin de terre sur l'île de Thasos
Chemin de terre sur l'île de Thasos © cc / Ronald Saunders

L’auteur de L’été grec, l’écrivain-voyageur est mort en 2005. Et son ombre légère est toujours sur ceux qui ont eu la grâce de le connaître ou de le lire.

Avec quelle passion il aurait parlé de la Grèce d’aujourd’hui ! Il en avait tant aimé les habitants, tant traduit la littérature, tant parcouru les chemins. Une fois encore, la Grèce est devant un choix électoral qui tient de la tragédie. Il n’aurait pas émis de recommandation, il aurait été dans le partage. C’était un homme fraternel.

Beaucoup d’îles grecques aujourd’hui sont autant de bouées pour les réfugiés qui affluent de Turquie. Jacques Lacarrière était resté en arrêt devant l’une d’elles, Spetsai. C’est là qu’il repose maintenant, au large. A l’époque où il y vivait encore, il avait l’impression que les habitants s’étaient comme retirés du temps mais l’histoire, de nouveau, bat les côtes grecques. Les îliens s’y étaient préparé en continuant de dessiner un peu partout les héros d’autrefois à l’aide de galets noirs et blancs qu’ils ramassaient sur la plage. Lacarrière disait que « le centre du monde est partout où les yeux et la main de l’homme transforment l’histoire et la pierre en sourire ».

Lacarrière marcha à son rythme, s’arrêtant, chemin faisant, pour donner de la hauteur à certains moments qu’il avait vécus. Dix ans précisément après sa disparition, les archives de la radio nous permettent encore de les mettre en commun.

Les liens

Site Chemin Faisant – Association des amis de Jacques Lacarrière

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