La cour, c'est un autre Opéra : une mise en scène. Ou un grand magasin. La vitrine doit être éblouissante afin que le bon peuple reste, fasciné, le nez contre la glace et que les classes dominantes aient envie d'entrer et de participer à l'euphorie.

Le président Louis-Napoléon Bonaparte en 1852
Le président Louis-Napoléon Bonaparte en 1852 © Jospe / Jospe

Comme l'Opéra, la cour a besoin d'une structure administrative. Sous Napoléon III, c'est la maison de l'Empereur, si proliférante qu'elle constituerait presque à elle seule la cour. Maison qui régit toute une économie, laquelle ne lésine pas sur la dépense : le ministère du faste rapporte gros en matière d'image.

Mais sait-on que la "fête impériale" -comme on dit- fit ses premiers pas de danse à l'Elysée ? C'est là que, premier président de la République élu au suffrage universel, Louis-Napoléon Bonaparte s'était installé. Il réveilla alors le palais endormi. Pendant la Révolution, l'Elysée avait été un établissement de bals et de jeux mais à l'usage du peuple. Dès décembre 1848, il l'était redevenu, cette fois à l'usage du prince.

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