Premier voyage d'état d'un président algérien en France : 1983. 2012 : François Hollande et sa longue caravane atteignent enfin Alger: ils ne rapportent pas les clés de la casbah confisquées au XIXe mais Bouteflika a déverrouillé sa porte.

Pochette de disque du chanteur algérien Salah Sadaoui
Pochette de disque du chanteur algérien Salah Sadaoui © domaine public

Et toujours il est fait référence aux Algériens venus travailler en France, à leurs enfants devenus français. Simplement, on ne sait plus très bien à quelle génération on en est... L'immigration n'est-elle pas devenue importante dès les années 1920 ?

Quelle que soit l'époque, les chiffres sont embrouillés. A l'instant de l'indépendance, combien sont-ils à devenir soudain officiellement des étrangers mais bénéficiant d'un statut dérogatoire ? 350000 ? 400000 ? 450000 ? On ne sait pas très bien. Ce qui est sûr, c'est que, dans leur grande majorité, ils ne quittent pas la France, ou alors seulement pour de brefs aller-retours. Et que beaucoup de leurs compatriotes viennent les rejoindre.

A tel point que les deux gouvernements, un peu surpris par ce mouvement spontané, s'en émeuvent. De part et d'autre, ils cherchent des motifs pour limiter la circulation. Le tournant sera esquissé en 1968-1969. La flambée des incidents racistes de 1973 dans le Sud de la France pousse Boumédiène à suspendre l'immigration, la crise Giscard d'Estaing à l'arrêter officiellement en 1974.

Les ressortissants algériens en France atteignent alors un chiffre record: à peu près 900000.

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