En mars 1953, nul ne sait comment se départageront ceux qui, portant en terre le camarade Staline, tiennent gravement les cordons du poêle. La réponse vient trois mois plus tard quand, le 27 juin, le camarade Beria ne paraît pas au Bolchoï où on joue "Les Décabristes". L'ancien responsable de la police et du renseignement a été arrêté la veille, il va être exécuté.

Lavrenti Beria avec Staline et la fille de celui-ci, Svetlana
Lavrenti Beria avec Staline et la fille de celui-ci, Svetlana © cc

On pense au spectaculaire retournement de situation qui s'est produit en Corée du Nord ce mois de décembre 2013. L'ex numéro 2 saisi par deux colosses devant les cadres du Parti, livides, emmené vers la mort et traité comme le fut Beria de conspirateur et de violeur.

Sauf qu'en 1953, l'opération d'élimination, beaucoup plus discrète, concernait l'un des deux plus puissants pays du monde. Elle eut des conséquences considérables. En dépit de la version qu'imposa plus tard Khrouchtchev, elle ralentit la déstalinisation que Beria voulait accélérer et elle maintint le régime sur la route de la Grande Russie alors que le géorgien Beria aurait voulu changer de cap.

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