D’un côté les Etats-Unis d’Amérique; de l’autre, les Etats-Unis mexicains : le gouvernement de Mexico tient à cette dénomination…

Détail de la fresque murale "Rêve d'un dimanche après-midi à Alameda" au Musée Diegp Rivera
Détail de la fresque murale "Rêve d'un dimanche après-midi à Alameda" au Musée Diegp Rivera © Getty / Eye Ubiquitous

D’un côté les Etats-Unis d’Amérique; de l’autre, les Etats-Unis mexicains : le gouvernement de Mexico tient à cette dénomination…

Beaucoup d’électeurs de Trump craignent que leur pays soit hispanisé, nombre de mexicains que le leur soit américanisé. Nous sommes dans une des zones de grande effervescence du globe. D’autant que le gouvernement de Mexico peine à contrôler les violences qui augmentent sur de grandes parties de son territoire.

Aussi aime-t-il à offrir son meilleur visage : la culture. A cet effet, il vient d’ailleurs de créer un ministère qui lui est entièrement consacré, un peu sur le modèle français. Son premier titulaire, Rafael Tovar y de Teresa, a d’ailleurs tenu, juste avant d’être emporté par la maladie, à venir inaugurer l’exposition Mexique qui se tient actuellement au Grand Palais à Paris.

Le propos, magnifiquement illustré, en est conforme au discours classique mexicain. Depuis le XIXème et surtout son dernier quart, et plus encore après la longue révolution accompagnée de guerres civiles des années 1910 et suivantes, le Mexique se veut pluriculturel. Et dans le métissage qu’il vit quotidiennement, il cherche à valoriser l’indien. L’indien est, dans l’ordre chronologique, la première des figures humiliées du peuple et dans l’ordre de l’avenir, le premier motif de l’espérance.

Site de l'exposition MEXIQUE (1900–1950) au Grand Palais jusqu'au 23 janvier 2017

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