Avant que Paulus et ses généraux allemands ne se rendent à l'Armée rouge, - c'était en février 43, il y a soixante dix ans précisément- des dizaines et des dizaines de milliers de vies avaient été jetées dans le chaudron de Stalingrad.

Soldats soviétiques progressant dans les ruines de Stalingrad en novembre 1942
Soldats soviétiques progressant dans les ruines de Stalingrad en novembre 1942 © RIA Novosti Archives / Zelma

L'issue de ce combat changea la représentation que les uns et les autres avaient de la guerre. Les alliés des Allemands- Italiens, Roumains etc.- commencèrent à regarder dans une autre direction. Et, un peu partout, les résistants se reprirent à espérer. Aux françaises déportées du convoi du 24 janvier parti de Compiègne, les cheminots chuchotaient à travers les portes verrouillées : "Courage, Stalingrad est reprise."

Certes, Hitler avait perdu la ville qui portait le nom de son adversaire, lequel n'était pas tombé dans le gouffre. Mais la bataille a-t-elle eu l'importance décisive que ses vainqueurs lui ont prêtée ? La Seconde Guerre, c'est un échiquier et Stalingrad n'est qu'une pièce, importante, dans une partie qui se joue dans la profondeur du temps et l'étendue de l'espace.

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