Chrétiens Irakiens
Chrétiens Irakiens © REUTERS/Ahmed Malik

Les chrétiens d’Orient avaient souvent une réputation de dynamisme, issue de leur histoire minoritaire et de la résilience qu’ils avaient manifestée pendant et après la longue série de massacres qui accompagnèrent les dernières convulsions de l’Empire ottoman. De nouveau, ils traversent une période noire. Mais ils ne sont pas les seuls. S’il fallait calculer en chiffres, les musulmans sont les victimes les plus nombreuses de Daech. La minorité la plus maltraitée est celle des yezidis. Un évêque chrétien dit : « Ils nous ont protégés en 1915, à nous de les aider maintenant. » Mais il faut réfléchir autrement qu’en pourcentages. Même repliés loin de leurs bases, les chrétiens n’ont pas fini d’interroger les sociétés de la région. Par leur absence, s’ils ne pouvaient revenir. Par leur présence énigmatique, s’ils ne pouvaient se maintenir qu’à l’état de signe.

Les circonstances de la vie de Sébastien de Courtois ont fait qu’il vit au milieu d’eux. Il ne voit pas cela comme un hasard. Il étudie leur histoire, il identifie leurs traces qui s’effacent, sur place mais aussi bien jusqu’en Chine où il a suivi les nestoriens qui empruntaient au VIIe siècle les chemins de la route de la soie. Il les défend, non pas comme une cause politique mais parce qu’ils témoignent de la diversité et de l’intériorité de l’homme. Il se veut, aussi, respectueux pour ceux qui aimeraient vivre en paix avec eux. Un voyageur, dit-il, noue et réunit toutes les vies qu’il a rencontrées et qui, lors de son passage, ont bien voulu lui donner un peu d’elles-mêmes.

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