Portrait de Mirabeau d'après Étienne Beisson - 1798
Portrait de Mirabeau d'après Étienne Beisson - 1798 © domaine public / BNF

Août 1789 l’Assemblée nationale discute de la Déclaration des droits de l’Homme.

Sur le cours Mirabeau, en plein air, à Aix-en-Provence, dans le cadre des journées de l’éloquence, nous restituons avec la Comédie française un moment-clé de l’été 1789.

Les députés aux Etats Généraux siègent sans désemparer à Versailles; le roi jusque-là incarnait le peuple. Maintenant ce sont eux, les députés, qui le représentent. On les désigne encore par les noms des vieilles structures d’Ancien Régime où ils ont été élus bailliages et sénéchaussés, mais ils se nomment eux-mêmes dorénavant : Assemblée nationale. Des provinces parviennent des nouvelles alarmantes, un peu partout des châteaux sont attaqués, des propriétaires mis à mort, c’est ce qu’on appellera la Grande Peur. A Paris, après la promenade de la tête du Gouverneur de la Bastille, en haut d’une pique le 14 juillet, c’est le 22 juillet, Foulon et son gendre Bertier de Sauvigny qui, accusés d’être insensibles à la misère du peuple, sont décapités, dépecés, éviscérés et exposés ainsi Place de Grève. Les administrateurs traditionnels se terrent, naissent des administrations d’insurrection comme la Commune de Paris. Les députés à Versailles accompagnent la colère afin de la calmer et proclament l’abolition des privilèges, la fameuse nuit du 4 août. Mais l’Assemblée est aussi instituée Constituante. S’ils écoutaient leur raison, les députés rédigeraient à tête reposée une constitution qu’ils couronneraient ensuite d’une Déclaration des droits de l’Homme qu’ils doubleraient d’une déclaration des devoirs. Mais voilà nous sommes en Révolution, la multitude bat aux portes et on ne peut écrire tranquillement, l’encre n’a pas le temps de sécher qu’elle se transforme en sang.

Les acteurs de la Comédie Française

Jérôme Pouly

Stéphane Varupenne

Christian Gonon

Benjamin Lavernhe

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Les journées de l'éloquence

13h45
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