Série "La Guerre d'Algérie, une histoire à deux voix"

Ahmed Ben Bella reçu à Rabat par le roi Hassan II du Maroc le 28 mars 1962
Ahmed Ben Bella reçu à Rabat par le roi Hassan II du Maroc le 28 mars 1962 © KPA/ZUMA PRESS/MAXPPP / KPA/ZUMA PRESS/MAXPPP

Les accords d'Evian, c'est le cessez-le-feu entre l'armée française et le FLN. Ce n'est pas la fin des hostilités. A l'effarement des Algériens qui en viennent à crier : "Sept ans, ça suffit", les courants contradictoires du FLN s'affrontent. Les wilayas qui organisaient le combat commun deviennent autant de grandes féodalités, lesquelles éclatent en micro-fiefs. Les harkis, anciens supplétifs des Français, servent, par milliers, de victimes expiatoires.

De l'autre bord, l'OAS choisit de semer la panique. L'exode des Français en est accéléré : ils avaient été 150000 à partir en 1961, ils seront 650000 en 1962 !

Il n'y a que la métropole qui puisse exprimer du soulagement, contrarié cependant par l'arrivée soudaine de ces rapatriés -il faudrait mieux dire: apatriés; ils sont de nationalité française mais leur première patrie était l'Algérie...

Personne ne fait attention aux quelques dizaines de milliers d'Algériens qui franchissent aux aussi la mer. Si, l'année de la victoire, ils choisissent de rejoindre- et pour la première fois en famille- le pays colonisateur, c'est que ni le présent ni l'avenir de l'Algérie ne les rassure.

A l'issue d'un été d'anarchie, l'armée du colonel Boumediene commencera d'imposer son ordre. Le souvenir demeurera d'un mauvais départ.

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lien image dossier algérie © Radio France
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