Thomas Sankara
Thomas Sankara © Radio France

« Le fantochisme ! À bas ! » À l’époque - 1984-1987 – une banderole vous accueillait à l’aéroport de Ouagadougou : « Halte à l’impérialisme » Le nom de Burkina Faso venant de remplacer celui de Haute-Volta, une autre prévenait : « Le Burkina Faso n’est pas à vendre !».

Le pays, bien petit avec ses huit millions d’habitants, mais aussi l’un des dix plus pauvres du monde, figurait jusque-là tout au fond du concert des nations. Soudainement, le sens du verbe et de la mise en scène du jeune capitaine Thomas Sankara le met en avant. Cependant, au fil des mois, ses provocations répétées gênent jusqu’à ses compagnons de lutte. Il est pris dans une embuscade le 15 octobre 1987 : « Après la révolution, camarades, la rectification ! »

Son assassinat est comme vengé par la fuite, vingt-sept ans plus tard, de son successeur, Blaise Compaoré. L’image de Sankara - « Tom Sank »- dont la jeunesse n’avait d’ailleurs jamais perdu son éclat. A sa façon, elle a contribué à l’étonnante politisation des burkinabés : il aurait parlé de leur «conscientisation». Conscientisation si remarquable qu’en un mois à peine, elle a permis d’obtenir la chute d’un Compaoré réputé inamovible et d’organiser une transition réputée impossible.

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