Sainte Catherine de Sienne - XVIème siècle
Sainte Catherine de Sienne - XVIème siècle © domaine public / Brooklyn Museum

« Je ne vous reconnais pas ». C’est la phrase que l’ineffable série télé « Inquisitio » met dans la bouche de Catherine face à un antipape du Grand Schisme. Il est vrai que précédemment, elle avait dit en substance au légitime, Grégoire XI : « Mais bon sang, soyez pape, je le veux. »

La papauté a certes été secouée comme un prunier par Catherine mais elle n’a cessé de lui manifester sa reconnaissance pour avoir toujours été défendue par elle comme un principe d’unité. Dans les temps troublés du deuxième XIVe siècle, la peste menaçait, la crise économique rampait, les hommes d’armes multipliaient les méfaits : la vierge virile disait que l’évènement était un avènement et que l’avenir passait par Rome. Aussi fut-elle canonisée en 1461, déclarée patronne de Rome, de l’Italie en 1939, en 1970 docteur de l’Eglise alors qu’elle se voyait simple secrétaire du Christ. La voilà aussi co-patronne de l’Europe et patronne exclusive des journalistes qui, en effet, en ont bien besoin.

Catherine de Sienne est morte de privations volontaires en 1380, comme la philosophe Simone Weil, dans des circonstances précisément comparables, à Londres en 1943, au même âge de surcroît. Certains voudraient donc la voir aussi patronne des anorexiques !

Mais, chamarrée de titres passé et futurs, ce fut d’abord une fulgurance.

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