Comment nos grands parents ont-ils pu faire ou laisser faire? Comment nous serions-nous comportés? En Allemagne, l'enseignement de l'histoire est inévitablement siphonné par l'angoisse de l'amnésie et le souci de devenir irréprochable.

Une école allemande en zone d'occupation soviétique en novembre 1947
Une école allemande en zone d'occupation soviétique en novembre 1947 © German Federal Archives / Heilig

L'autre difficulté des programmes, c'est de retrouver un fil conducteur pour raconter le pays d'avant le Reich - un pays qui n'a cessé d'être multiple. Un exemple: la Germanie, dont on se demande jusqu'où elle allait, n'a pas été romanisée dans son entier comme la Gaule. Autre exemple: de l'an mil à 1792, la structure territoriale est restée à peu près la même - des dizaines, des centaines d'états. L'identité culturelle allemande, qui s'est constituée avant l'identité politique, s'est organisée autour d'innombrables capitales.

Enseigner l'histoire de l'Allemagne du terrible XXe siècle, c'est renoncer au nationalisme. Enseigner l'histoire de l'Allemagne d'avant, c'est renoncer à tout centralisme.

Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.