La population juive d’Israël se voit par définition comme une mais le jeu de la loi de retour fait qu’elle est historiquement d’origines très diverses.

Falasha à Jérusalem lors de l'opération Salomon et le raparatiement de juifs éthiopiens en Israël en 1991
Falasha à Jérusalem lors de l'opération Salomon et le raparatiement de juifs éthiopiens en Israël en 1991 © Getty / Esaias BAITEL

Après les migrations venues d'Europe qui s'accélèrent après 1948, ce sont les Juifs des pays arabes qui formeront la grande majorité des nouveaux arrivants. L'indépendance de la Tunisie et du Maroc en 1956 va précipiter le mouvement. Une émigration généralement pauvre, moins éduquée, moins qualifiée et politisée aussi que celle venue d'Europe ou d'Amérique. Loin de se résorber, ce fossé originel va devenir un véritable gouffre social au fil des années…

L'effondrement politique et économique de l'ex-URSS provoque aussi une nouvelle vague d’immigration sans précédent - 800 000 départs entre 1989 et 1998. A la même époque, Israël exfiltre les juifs noirs d'Ethiopie, les falashas – avec l’opération Moïse. 

Les Russes -1 500 000 maintenant- ont inventé un nouveau type d'intégration qui a accentué le clivage au sein de la société israélienne, entre laïcs et religieux.

Bibliographie :

Les Juifs d'Ethiopie. De Gondar à la Terre promise de Lisa Anteby-Yemini (Albin Michel).

Russes errants - Sans terre promise écrit par Marion Sigaut (L'Harmattan).

Les invités
L'équipe
Contact
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.