C’est l’été 2006 que Fidel est mort. Une première fois. Un communiqué lu par son secrétaire particulier annonce alors qu’il passe le relais à son frère Raul.

Fidel Castro en 2006
Fidel Castro en 2006 © Getty / Sven Creutzmann / Mambo Photo

C’est l’été 2006 que Fidel est mort. Une première fois. Un communiqué lu par son secrétaire particulier annonce alors qu’il passe le relais à son frère Raul. A la fin de cette même année, Fidel n’apparaît pas aux festivités, qui avaient pourtant été retardées, de son anniversaire. Le transfert du pouvoir, de provisoire qu’il était, devient définitif. On est bien dans un processus de succession. Mais un processus lent. A l’époque, le directeur des services secrets américains tablait sur quelques mois. Ce sera une question d’années.

La succession rend possible l’esquisse de transition que l’archaïsme des structures politiques et économiques de Cuba rend nécessaire. Peu à peu, le fantôme de Castro s’éloigne. Sa santé est un secret d’état. De temps à autre, on conduit de rares visiteurs officiels jusqu’à sa résidence où il a troqué le treillis pour le survêtement ; le directeur de la salle de presse du Vatican rapporte qu’il a posé au pape en visite dans l’île des questions un peu étranges sur la liturgie

Il aura survécu dix ans à son effacement et quelques mois au déplacement du président Obama, venu dans l’intention tourner la page des hostilités entre Washington et La Havane. En 2006, il disait que sa convalescence serait un combat. Le combat idéologique est perdu depuis longtemps mais le pouvoir cubain peut dire que, dans son combat biologique, Fidel aura survécu bien au-delà des limites que son temps politique lui avait imparties.

2006-2016, à ces deux moments importants, Alexandre Héraud se trouvait être au milieu des cubains.

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