Haut les fourches… C’était un des slogans des années 1930 dans les campagnes. A cette époque, Georges-Henri Rivière lançait son projet de musée des Arts et traditions populaires qui, dans son esprit, devait marcher de pair avec de grandes enquêtes de collecte dans le monde rural.

Le musée des arts et traditions populaires de Boulogne en 2005
Le musée des arts et traditions populaires de Boulogne en 2005 © Maxppp / Gregory Boissy

Haut les fourches… C’était un des slogans des années 1930 dans les campagnes. A cette époque, Georges-Henri Rivière lançait son projet de musée des Arts et traditions populaires qui, dans son esprit, devait marcher de pair avec de grandes enquêtes de collecte dans le monde rural. L’ethnographie française, en somme… GHR, ainsi l’appelait-on, savait que la France traditionnelle était un monde en sursis et qu’il y avait urgence à moissonner ce qu’elle avait produit. Les objets, les récits, la musique qu’il récoltait avec ses équipes constituaient  les titres de noblesse d’un pays au travail. Ensuite Georges-Henri Rivière les disposait dans ses vitrines d’une manière toujours inattendue et qui lui était propre afin qu’ils parlent plus haut que les cartels et les explications qu’il pouvait rédiger.

Avant de préparer les Arts et Traditions populaires qui n’ouvriront finalement à Paris qu’en 1972, GHR avait été le sous-directeur et l’imprésario du Musée de l’homme qui se préparait avant-guerre sur la colline de Chaillot. Après-guerre, dans Caen en ruines, il préfigura le Musée de Normandie. Il intervint dans quantité de musées de province. Puis, inspirateur du Conseil international des Musées, dans nombre de projets dans le monde.

Les musées, ne sont pas seulement des machines à conserver et exposer mais ils doivent aussi communiquer et rechercher. L’enseignement populaire et le travail scientifique.

Leur tête avance par bonds audacieux et leur queue n’en finit pas de finir.

Il aimait se tenir dans le paradoxe. Dans sa jeunesse, il ne s’était pas préoccupé d’acquérir un diplôme mais musicien doué, de jouer sur toute l’étendue du clavier de la vie, de la nuit comme du jour, passant du sous-sol du palais de Chaillot au salon des duchesses puis aux boites interlopes. Il était très méthodique et très facétieux. Tenant à rester singulier, il ne travaillait jamais seul. C’était un homme d’équipes et c’est par elle que demeure son enseignement qui, on le devine, était davantage écrit qu’oral. 

Exposition "Georges Henri Rivière. Voir, c’est comprendre au Mucem"du 14 novembre 2018 au 4 mars 2019 au Mucem.

Programmation musicale : Verligodin de Yvette Guilbert

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