Saïgon, escale d'amour, c'est pour toujours, disaient les chansons exotiques. Mais non... Les Français ont dû admettre le caractère provisoire de la construction qu'ils avaient imposée et improvisée entre Inde et Chine.

Soldat collant une affiche portant une proclamation du Major-Général Gracey suite à la reddition japonaise - Saïgon - 09/1945
Soldat collant une affiche portant une proclamation du Major-Général Gracey suite à la reddition japonaise - Saïgon - 09/1945 © Domaine public / Chris Turner

Depuis la fin du XIXe, elle était faite de cinq unités différentes. Au Sud du Vietnam, la Cochinchine, administrée directement. Au centre, l'Annam et au Nord, le Tonkin qui héritent d'un statut de protectorat. Tandis que le Laos et le Cambodge gardent leurs institutions monarchiques.

Ces divisions administratives comptent peut-être moins que la dynamique que créent les échanges encouragés par les Français. Echanges avec l'économie asiatique, échanges avec l'empire colonial... Les Français n'avaient pas conçu l'Indochine sur le mode de l'exclusivité mais sur celui de l'interdépendance. D'ailleurs, comment faire autrement quand on est un si petit nombre : quelques dizaines de milliers sur 22 millions d'habitants en 1940...

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Aventure en Indochine, 1946-1954

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