Il ne fait jamais désespérer de l’avenir…Combat, c’était un quotidien historique, issu de la Deuxième Guerre. Il portait en manchette cette fière devise : « De la Résistance à la Révolution ».

Philippe Tesson en janvier 2017
Philippe Tesson en janvier 2017 © Getty / Eric Fougere - Corbis

Il ne fait jamais désespérer de l’avenir… Combat, c’était un quotidien historique, issu de la Deuxième Guerre. Il portait en manchette cette fière devise : « De la Résistance à la Révolution ». Avec les années et les vicissitudes du journal, la formule était devenue quelque peu énigmatique mais elle laissait encore entendre qu’il ne faut jamais désespérer de l’avenir. À « Combat », on s’obstine à considérer l’enfance comme une grâce et la jeunesse comme une promesse.

Le journal, d’ailleurs, est aussi  impécunieux que les étudiants

Le propriétaire, Henry Smadja, récemment dépouillé de ses biens en Tunisie et ruiné, essaie de trouver l’avoine nécessaire au fonctionnement quotidien mais il n’envisage pas la nécessité de rémunérer les collaborateurs. Les rédacteurs en chef, Philippe Tesson, et les rédacteurs du journal, étant sans armes ni bagages, se voient  comme la cavalerie légère du journalisme parisien. 

A « Combat », on fait profession de détester la majorité politique

Longtemps, le style le mieux porté a été l’Algérie française. Depuis, la rébellion fait florès. Le journal ne vend plus qu’à 30 000 exemplaires ? Le lecteur, à son tour, prend le maquis. Il veut ressembler à un dessin de Lap, le caricaturiste du journal : il laisse jaser la télévision gaulliste, lui tourne le dos, s’assoit et lit obstinément « Combat », le journal qui mène chaque jour le combat de l’intelligence française.

Aussi, quand la jeunesse entre en rébellion contre la France ordinaire, « Combat » exulte. Chaque jour va valoir une vie.

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