Cela fait très précisément, ce jour, soixante-dix ans que la reine est mariée au duc d’Edimbourg. 65 ans qu’elle règne. Le prince Philip, devenu selon sa blague usée et désabusée le champion du monde de l’inauguration des plaques de rue, s’est mis en retrait, à 96 ans.

La reine  Elizabeth II le 16 novembre 2017
La reine Elizabeth II le 16 novembre 2017 © Getty / Samir Hussein

   Cela fait très précisément, ce jour, soixante-dix ans que la reine est mariée au duc d’Edimbourg. 65 ans qu’elle règne. Le prince Philip, devenu selon sa blague usée et désabusée le champion du monde de l’inauguration des plaques de rue, s’est mis en retrait, à 96 ans. La reine en accuse 91. « Accuse » n’est pas le mot; « affiche » serait plus convenable. Après tout, selon les calculs statistiques, une femme de 91 ans en Grande Bretagne a encore une espérance de vie de 4 ans et quelques mois.

Tout est prêt 

Cependant, si d’aventure, la souveraine  venait à disparaître, elle n’a pas voulu être prise en défaut. Un protocole très précis a été mis au point. Tout est prévu jusqu’à la place de ses chiens dans le cortège des funérailles. Des exercices de simulation ont été faits, comme pour les obsèques de la reine-mère il y a quinze ans. On a dit de celle-ci qu’elle aurait voulu voir se dérouler parfaitement  son cortège funèbre devant sa télévision, un verre de gin à la main. Le professionnalisme des Windsor doit aller jusqu’au bout.

Le mariage d’Elisabeth et de Philip le 20 novembre 1947 avait aimanté un milliard d’auditeurs. Combien de milliards de téléspectateurs pour son enterrement ? C’est une affaire de première importance, avec son nom de code : London bridge. Et son mot de passe : London Bridge is down. Le pont de Londres s’est effondré ? Ce n’est pas si mal choisi. 

Si on veut faire simple, pendant le règne de Victoria, l’Empire allait de mieux en mieux. Durant celui d’Elisabeth, il s’est évaporé. Mais il arrive que l’audience dans les medias gagne en proportion de la perte d’influence. Honni soit qui mal y pense.

Programmation musicale : "Haunted Dancehall" de Sabres of Paradise et "Candle in the wind" de Elton John.

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