Coffre fort
Coffre fort © Roo Reynolds / Roo Reynolds

La publicité des banques des années 1970 répétait : si votre argent nous intéresse, c'est au final pour soutenir l'économie. Inutile de dire que la gauche de l'époque qui n'était pas encore gauche de gouvernement était persuadée du contraire. Pour favoriser, en temps de croissance trop faible, l'investissement, pour contenir la désindustrialisation qui se profilait, il fallait, pensait-elle, prendre les leviers de commande des compagnies financières et des banques d'importance.

Parmi les 110 propositions du candidat Mitterrand, le principe de la nationalisation était une priorité. La victoire à peine proclamée, les difficultés se levèrent, de tous ordres mais la promesse ne pouvait être abandonnée. En dépit des protestations politiques et des spéculations financières.

Au motif de l'égalité de l'accès au crédit, 39 banques, deux compagnies financières, Suez et Paribas, plusieurs grands groupes furent concernés. Au nom de l'équité, leurs actionnaires furent correctement indemnisés. Mais, rien n'étant définitif, en politique comme en économie, dès 1987 et de nouveau en 1993, deux vagues de privatisation vinrent recouvrir la plage de temps des nationalisations. On peut faire aujourd'hui le récit apaisé de cette période et peut-être en esquisser le bilan historique...

Olivier Feiertag, spécialiste averti du gouvernement... de la Banque de France et des mutations économiques des années 1980 est notre invité.

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