La réforme de l'enseignement de l'histoire, un parcours d'obstacles... Sous le mandat Sarkozy, histoire et géographie, rétrogradaient au statut d'option en Terminale S. Hollande an 1 : cette décision est annulée. Hollande an 2 : à volume horaire égal, les programmes de Terminale et Troisième sont allégés.

La mort de Bayard - "Histoire de France depuis les temps les plus reculés jusqu'à la mort de Louis XVI" - 1839
La mort de Bayard - "Histoire de France depuis les temps les plus reculés jusqu'à la mort de Louis XVI" - 1839 © domaine public

L'histoire ayant été décrétée passion nationale, ces accrocs coûtent à chaque fois des déchirements.

Les uns disent : revenons aux fondamentaux de la France, avec des dates, des figures, un récit. C'est d'ailleurs une tendance dans plusieurs pays européens, même les plus mondialisés comme les Pays-Bas ou la Grande Bretagne: moins d'heures de cours, davantage d'histoire nationale.

Les autres, constatant que les deux tiers des élèves de Terminale S avaient saisi l'occasion de l'option pour déserter, insistent sur l'aggiornamento. Enseignerait-on aujourd'hui la biologie comme à l'époque de Pasteur sous prétexte que Pasteur était français ?

Bref, l'histoire est partout. L'inconvénient, c'est que ce n'est pas la même.

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