A chaque attribution des Jeux olympiques, on nous répète les mêmes clichés. Aujourd’hui, c’est : « Grâce à eux, la Seine Saint Denis va rattraper son retard en 2024 »...

Site des JO de Grenoble en 1968 : Chamrousse
Site des JO de Grenoble en 1968 : Chamrousse © Maxppp / Keystone Pictures USA

A chaque attribution des Jeux olympiques, on nous répète les mêmes clichés. Aujourd’hui, c’est : « Grâce à eux, la Seine Saint Denis va rattraper son retard en 2024 », pareillement Grenoble aurait comblé le sien en 1968. Il est vrai que, de toutes les grandes agglomérations françaises, c’est elle qui a connu la plus forte croissance démographique des années 60; il est vrai que, ville industrielle traditionnelle, elle est davantage devenue ville sportive. Néanmoins ses atouts auraient à eux seuls provoqué le développement du tertiaire et l’arrivée de nouvelles couches sociales. Mais peut-être pas aussi vite.

Hubert Dubedout, le maire en fonction à l’ouverture et jusqu’en 1983, n’aurait pas eu besoin des Jeux pour faire de Grenoble l’étonnant laboratoire qu’elle fut. Et il disait « Une ville olympique c’est bien mais l’eau qui coule dans les robinets s’est encore mieux ». Pour gagner les municipales à Grenoble, il ne suffit pas de déclarer sa flamme : l’eau l’endettement sont des sujets plus décisifs !

Les souvenirs des Jeux dans la ville sont donc un peu mêlés. Mais est-ce l’anniversaire rond 1968-2018, la ville semble prête à les réveiller. Sont prévues notamment une exposition au Musée dauphinois, l’organisation de Jeux de la jeunesse etc…

On notera tout de même qu’Albertville est plus à l’aise avec la mémoire de son édition -1992. Elle a créé une Maison qui leur est dédiée. Sans doute à l’étroit dans son passé industrieux, avait-elle davantage besoin de la clé des Jeux pour ouvrir son avenir.

Chamonix 1924, Grenoble 1968, Albertville 1992. On notera encore que la moitié des Jeux d’hiver ont eu lieu dans le massif alpin européen, entendu au sens large. Il est donc compréhensible qu’une nouvelle candidature de Grenoble pour 2008 ait échoué et que celle d’Annecy pour 2018 ait mordu la poussière. Le CIO a sagement choisi pour le 6 février 2018 PyeongChang, en Corée du Sud, à quelques dizaines de kilomètres de Pyongyang.

Programmation musicale : "La danse du schuss" de Nicky Nicolas  

Site de Clémentine Méténier 

Site de l'Alpe 30 traces Olympiques

Site du Musée Dauphinois

Site du Conservatoire Observatoire et Laboratoire des Jeux Olympiques de Grenoble (COLJOG)

Site du rapport officiel des Jo de Genoble de 1968

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