La variole éloignée, le cholera négligé, le XXe siècle a fini comme il avait commencé, sous le signe des pandémies grippales. Les agents infectieux inquiètent d'autant plus qu'ils connaissent des mutations imprévisibles liées à l'augmentation du nombre des animaux d'élevage et qu'il leur arrive de franchir la barrière des espèces.

H5N1
H5N1 © uafcde

Que pourrait-il se passer au XXIe siècle ? L'animal qui nous nourrit et qu'on protège deviendrait un risque majeur. Les virus se déplaçant plus rapidement à travers nos réseaux de transports de plus en plus denses, ceux-ci risqueraient soudain d'être coupés net : de la globalisation, on pourrait passer en un tournemain à l'immobilisation. La grippe nous contraindrait en outre à nous méfier d'abord de ceux qui nous sont le plus proches : on pourrait parler d'amour inverse.

La catastrophe extrême, si ont peut employer l'expression, ce serait cela: les morts en nombre incalculable et le monde en panne, la cité et la famille en morceaux, la foire d'empoigne et la dissolution des codes...

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lien image dossier fin du monde © Radio France
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