Le jeu, aujourd’hui, va consister à savoir si la campagne que nous vivons est vraiment exceptionnelle. Et la règle est simple: les autres années, à J – 60, où en était-on vraiment?

Urne électorale
Urne électorale © AFP / RAINER JENSEN / DPA

Pour moquer ceux qui, en 1995, croyaient la présidentielle pliée et remportée à coup sûr par Balladur, Philippe Séguin avait eu des mots cruels; François Fillon les a repris pendant sa campagne des primaires. Aujourd’hui, c’est lui l’ancien favori menacé d’être déboulonné. On entend déjà les vieilles maximes : le lot de la politique, c’est le rebondissement et la seule loi de l’histoire, c’est qu’il n’y en a pas…

Qu’avant l’élection installée au printemps depuis 1981, la campagne, l’hiver précédent, ressemble à une patinoire, c’est maintenant une tradition. C’est une tradition aussi que la glace craque pour que s’ébatte le Canard déchaîné : en 1995, les écoutes Schuller-Maréchal, en 2002, le retour dudit Schuller etc…Mais quand l’échéance approche, que la température se réchauffe et qu’on passe fin février à un taux de personnes interrogées intéressées supérieur à 80%, ne se dessine-t-il pas généralement des lignes de partage assez claires ?

Février souvent voit les premières cristallisations : en 1995, par exemple, Chirac remonte tandis que Balladur qui vire encore en tête baisse. Oui mais, répondent d’autres commentateurs : en février 1981, on ne voyait pas monter la vague de fond Mitterrand ni en 2002 celle de Le Pen.

Le jeu, aujourd’hui, va consister à savoir si la campagne que nous vivons est vraiment exceptionnelle. Et la règle est simple : les autres années, à J – 60, où en était-on vraiment ?

Chanson Ensemble (Album "Chanson pour les pieds") de Jean-Jacques Goldman

Les invités
Les références
L'équipe
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.