L'Afrique se dit déterminée à accompagner la France dans son application accélérée de la résolution 2085 des Nations Unies. Mais il est tant d'Afriques différentes.

Pagne Wax Print à l'éfigie du 1er président du Mali Modibo Keita
Pagne Wax Print à l'éfigie du 1er président du Mali Modibo Keita © cc / Tommy Miles

Le Nigeria ou le Ghana qui vont participer aux opérations de la Misma sont des pays à forte croissance, à fort potentiel de consommation. D'autres, enclavés dans le continent, restent misérables. C'est le cas du Mali : il est fier de porter le nom d'un grand empire historique mais ne parvient pas à devenir un état viable. Sous Modibo Keita, il a joué en solo, sur un mode tiers-mondiste mineur. Ensuite, sous Moussa Traore, ce fut une dictature militaire comme d'autres. Enfin, pendant vingt ans, le pays devint la maison-témoin de la "gouvernance démocratique" avec visite obligée par d'innombrables journalistes, festivaliers, bailleurs de fonds européens et autres délégués de villes jumelées. Depuis 2012, la façade s'est écroulée. Et, aux maliens - 15 millions dans le pays maintenant amputé et 4 dans l'émigration- la réalité apparaît nue : un état fantôme qu'on dit failli et les Français dans le rôle qu'on attendait: celui des revenants.

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L'Afrique en Face. Le blog de Vincent Hugeux Pourquoi « L’Afrique en face », réplique du titre d’un essai publié en 2010 chez Armand-Colin (un chouïa de pub rétrospective, ça ne peut pas faire de mal) ? Parce que l’homme blanc, voire son frère noir, contemple souvent le « berceau de l’humanité », de loin, de haut, sinon de travers. Mais rarement en face.Pourquoi « L’Afrique en face », réplique du titre d’un essai publié en 2010 chez Armand-Colin (un chouïa de pub rétrospective, ça ne peut pas faire de mal) ? Parce que l’homme blanc, voire son frère noir, contemple souvent le « berceau de l’humanité », de loin, de haut, sinon de travers. Mais rarement en face. Rançon pour les uns de l’ignorance, pour les autres, qui sont parfois les mêmes, de la peur, de la culpabilité coloniale, de la persistance de stéréotypes tenaces, ou de la propension à imputer à des bouc-émissaires de toutes obédiences les maux dont souffre le continent. Pour le reste, cet « afroblog » sera parfois grave, souvent ironique, toujours sincère.

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