Un débat sans vote sur la fin de vie le 21 janvier à l’Assemblée, qui précède l’arrivée de deux propositions de loi, l’une le 29, l’autre, plus consensuelle en mars : les antagonismes sont si vifs que seules les mesures partagées ont des chances d’être appliquées.

On ne peut s’empêcher de faire un rapprochement entre cette frénésie législative, pour reprendre l’expression de Robert Badinter, et la «politique d'adaptation de notre société au vieillissement », pour reprendre la terminologie officielle.

Combien de bons esprits ne nous expliquent-ils pas que le fardeau des personnes âgées dépendantes s’alourdissant, il faudrait que la société songe à une autorégulation ? Sauver les jeunes et sauvegarder les vieillards , les deux injonctions ne sont-elles pas contradictoires ? D’aucuns laissent entendre qu’il faudra se résoudre à des choix …« éthiques » .

Tea Party (1905)
Tea Party (1905) © domaine public

Mais dès que notre âge dépasse la moyenne des autres habitants du pays, nous devenons une personne âgée.

Et, même avec notre taux de fécondité assez important, le vieillissement du pays est mécanique….

Cela devient un danger seulement si on le construit comme tel. Les mots qu’on applique à la vieillesse, comme ceux qu’on applique à la jeunesse, sont à manier avec précaution. Il y a ceux qui fleurent bon «l’or gris » : le terme « seniors »par exemple qui désigne les gens du troisième âge comme des consommateurs bien utiles à l’économie. Mais d’autres ne désignent, à l’avance, que des coûts prohibitifs : si le quatrième âge n’est que dépendance, cela sent vite la fosse.

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