Madame de La Fayette n’en apparaît pas officiellement alors comme l’auteur. Elle-même apparenterait volontiers le livre au genre des mémoires. C’est plus tard qu’on le considérera comme un modèle de roman moderne. Mais Madame de La Fayette était également déjà très connue pour ses nouvelles.

Rediffusion du 11/06/2014

Frontispice de "La Princesses de Clèves" - Éditions de la Pléiade de 1929
Frontispice de "La Princesses de Clèves" - Éditions de la Pléiade de 1929 © domaine public / J. Jiffrin

Madame de La Fayette n’en apparaît pas officiellement alors comme l’auteur. Elle-même apparenterait volontiers le livre au genre des mémoires. C’est plus tard qu’on le considérera comme un modèle de roman moderne. Mais Madame de La Fayette était également déjà très connue pour ses nouvelles. La nouvelle qui suffit à dire de façon dramatique les mystères de la personne humaine…

Ainsi, en 1671, Madame de Thianges offrait au duc du Maine un cabinet avec des figures de cire : on y voyait La Rochefoucauld qui lisait assis, Bossuet se tenait debout derrière lui avec Racine qui faisait signe à La Fontaine d’avancer, Boileau, posté devant la porte avec une fourche interdisait l’entrée des poètes médiocres. Et qui se tenait au premier plan, lisant des vers ? Madame de La Fayette !

Cette manière de Musée Grévin avant la lettre se nommait la "Chambre Sublime" et Madame de La Fayette en était. Et certains voudraient mettre sa figure et son héroïne à la réforme ! Mais alors, autant mener aussi à l’abattoir tout l’attelage du XVIIe classique…

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