Affiche du film Atom Man vs. Superman (1950)
Affiche du film Atom Man vs. Superman (1950) ©

Stan Lee, l’initiateur des studios Marvel qui créèrent quelque 8000 personnages, disait : « J’ai inventé des super-héros pour aider les gens à oublier leurs soucis ». Évidemment comme toujours en matière de culture de masse, il faut regarder plus en détail.

Le genre des super-héros n’est pas monolithique, il en chevauche d’autres : science-fiction, films catastrophe voire péplums. Il n’est pas non plus univoque. Les studios des comics ou de l’industrie cinématographique sont peuplés de gens très divers qui ne sont pas tous des « yes men » dévoués au culte d’une Amérique divine et sans tâche. Ainsi l’évolution de tout le cinéma de « fantasy » est indexée aux changements de l’imaginaire américain. Il y eut le temps de la conquête de l’espace puis la terre s’est recroquevillée sur elle-même, il y eut le temps du péril atomique puis celui du danger climatique ; enfin ce qui relevait de l’imaginaire et du cauchemar est entré dans le réel avec le 11 septembre.

Il est une autre histoire moins visible à laquelle sont associés les super-héros, c’est celle de la science. Depuis soixante ans, on a beaucoup progressé dans la connaissance de l’ADN et des codes génétiques ; les manipulations génétiques se multiplient : les mutants que sont les super-héros sont les contemporains de l’homme post-humain que nous prépare à bas bruit l’époque.

Les super-héros paraissent disposer de superpouvoirs, ils disent surtout la sourde inquiétude d’une humanité survoltée qui ne sait où l’entraîneront ceux dont elle s’est dotée.

Photo homepage : Les Gardiens de la Galaxie - Chris Pratt, Dave Bautista, Zoe Saldana © Marvel Enterprises

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