L’appareil portable - sur lequel vous nous écoutez peut-être - est l’aboutissement d’une série d’équipements plus anciens.

 En 2003, Alain Bédouet dirige une émission du Téléphone sonne sur France Inter
En 2003, Alain Bédouet dirige une émission du Téléphone sonne sur France Inter © Maxppp / LEJEUNE

L’appareil portable - sur lequel vous nous écoutez peut-être - est l’aboutissement d’une série d’équipements plus anciens. Le téléphone qu’il fallait porter à deux mains, l’une pour le récepteur, l’autre pour l’écouteur. Le combiné en ébonite si robuste qu’on en trouve encore beaucoup dans les brocantes. Celui en plastique qui résista bien, lui aussi. Aujourd’hui le portable tient dans la paume d’une main. A la maison et dans la rue, c’est lui qui nous impose le rythme de notre marche.

Notre promenade d’aujourd’hui se fera dans l’espace. Longtemps le téléphone était fixé au mur, à l’office ou installé dans les corridors. Son passage dans les pièces à vivre doit beaucoup aux femmes qui en ont toujours fait un usage moins modéré que les hommes – c’est une constante dans l’histoire de ses usages, quelle que soit l’époque.

Notre promenade se fera évidemment aussi dans le temps. La transformation de l’objet s’est faite par à-coups, par accélérations. Particulièrement en France où le téléphone ne s’est généralisé et démocratisé que très tardivement, dans les années 1970. Et c’est au moment où tous peuvent enfin accéder rapidement à l’objet qu’un autre, concurrent autant que complément, fait son apparition : le répondeur ! Accélération de l’équipement et décélération de l’appel impératif, en direct. Et ensuite, le retour de la communication écrite. Personne n’écrit plus de lettres, entendons-nous. Certes mais dès 2007, le nombre d’appels audio a été devancé par les textos sur les portables et c’était avant la généralisation des i-phones qui servent d’abord à lire. Mais aussi à écouter la radio.

Programmation musicale : "La voix humaine" de Denise Duval avec l'Orchestre comique de Paris dirigé par Georges Prêtre

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