Qui n'a jamais emprunté le périph ? On dit que c'est, sur 35 km, l'autoroute la plus fréquentée d'Europe. Une autoroute, d'aucuns diraient un autodrome, mais avec 156 bretelles qui sont autant de moyens de passer de la capitale à l'agglomération.

Le périph est cependant aussi une barrière. En tranchée, en viaduc, il paraît quasi infranchissable. On comprend que les riverains des deux bords ne l'apprécient guère même une fois qu'il a été orné d'agréments divers.

Porte d'Issy, juillet 1972
Porte d'Issy, juillet 1972 © Pavillon de l'Arsenal

À sa façon, il relève la vieille tradition de l'enceinte des Fermiers généraux, « le mur murant Paris qui rend Paris murmurant » , disait-on à la veille de la Révolution. Mais ses détracteurs, partisans de la « ville douce », sont bien obligés d'admettre qu'il contribue pour beaucoup au sentiment d'identité régionale : s'il rend les habitants de l'intra-muros encore moins franciliens, il est pour les franciliens non pas un périphérique mais le centre.

D'un côté, il dessine l'écrin où la capitale vit et meurt, telle une pièce d'orfèvrerie au milieu d'un mastodonte. De l'autre, il est un outil essentiel de la mobilité sans quoi il n'est pas de métropole internationale.

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lien image dossier paris porte à porte périph © Radio France
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