La lusophonie ne parvient pas à devenir un espace politique ni même économique. Le vieux rêve des Portugais, c’est de mettre au monde de nouveaux mondes.

Carte mosaïque du monument des Découvertes, Lisbonne
Carte mosaïque du monument des Découvertes, Lisbonne © Getty / Mark Thomas / Design Pics

Le vieux rêve des Portugais, c’est de mettre au monde de nouveaux mondes.

Le poste auquel l’un d’eux, Antonio Guttieres accède ce 1er janvier n’est pas exactement celui d’accoucheur d’un univers meilleur. C’est, plus modestement, le secrétariat général de l’ONU, une fonction impossible…Oui mais à ce métier de chien, un portugais peut apporter une valeur ajoutée…

Un portugais ne se voit en effet pas comme l’habitant d’un finistère de l’Europe qui ne s’occuperait que de lui-même. Des mers et des océans, il a fait sa destinée.

Le dictateur Salazar qui, en quarante ans de pouvoir, finit par s’identifier aux colonies que le Portugal conservait en Afrique, répétait : « Nous ne sommes pas un petit pays ». S’il répugnait à en franchir les frontières, il parlait couramment trois langues. Antonio Gutierres en maîtrise davantage encore. D’ailleurs, même s’il ne parle que la sienne propre, un portugais se trouve au milieu d’une vaste communauté linguistique qui compte 220 millions de locuteurs et qui va de Rio à Timor , de Luanda à Mogadiscio...

Mais le Portugal n’a pas les moyens d’y imposer sa volonté, le Brésil est versatile, l’Angola ou le Mozambique sont volontiers batailleurs… La lusophonie ne parvient pas à devenir un espace politique ni même économique. Elle a déjà donné à Antonio Guttieres qui fut six ans Premier ministre à Lisbonne un aperçu de ce que sera pour lui le labyrinthe de l’ONU.

Site des Editions Chandeigne

Site de la Librairie Portugaise § Brésilienne

Site du Musée de la langue portugaise (à Sao Paulo)

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