En 2014, en plein centre de Rennes, des archéologues ont découvert dans un cercueil de plomb un corps formidablement conservé. Prodige ! L’identification fut immédiate : il s’agissait de Louise de Quengo, une veuve de la haute noblesse parlementaire rennaise décédée en 1656.

Cérémonie pour le second enterrement de Louise de Quengo en 2014
Cérémonie pour le second enterrement de Louise de Quengo en 2014 © Maxppp / Le Télégramme / PQR

En plein centre de Rennes, l’ancien couvent des Jacobins vient de rouvrir, réaménagé en centre de congrès, autour d’un cloître rendu à la lumière. 30000 visiteurs ont visité les lieux lors du week-end inaugural. La maire de Rennes a déclaré que l’endroit serait, je cite, un des nouveaux cœurs battants de la Bretagne.

Et en effet, les Jacobins ont fait beaucoup parler d’eux depuis le début des travaux. Comme de coutume, l’INRAP y a procédé à des fouilles préventives. Et, en 2014, ses archéologues (on entendait dans l’exergue Rozen Colleter) ont découvert dans un cercueil de plomb un corps formidablement conservé. Prodige ! L’identification fut immédiate : il s’agissait de Louise de Quengo, une veuve de la haute noblesse parlementaire rennaise décédée en 1656 et qui avait voulu se faire enterrer à quelques mètres du tableau miraculeux de la Vierge que conservaient alors les Jacobins.

En deux temps trois mouvements, la dame se trouva expédiée en camion frigorifique, direction le CHU de Toulouse pour études autopsique, tomodensitométrique et tutti quanti… Les archéologues travaillent maintenant avec des équipes interdisciplinaires parfaitement coordonnées.

Une fois que Louise fut très exactement documentée, une campagne de communication s’organisa autour d’elle. Aujourd’hui, les archéologues tweetent et retweetent ! La découverte, exceptionnelle, devint un évènement sensationnel. La défunte qui croyait en la vie éternelle ressuscita d’une manière qui l’aurait étonné.

Les descendants ne manquèrent pas de se manifester. Et lui refirent un autre enterrement, en Bretagne rurale cette fois, avec évêque, binious et hermine jetée sur le cercueil. Quant à la maire de Rennes, elle est aux anges : la Bretagne tient sa momie et l’investissement consenti aux Jacobins a trouvé une justification providentielle.

Exposition "Louise de Quengo - Dame des Jacobins" au Musée de Bretagne - Les Champs Libres - Rennes

Programmation musicale : "L'homme fossile" Serge Reggiani

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