L’Égypte serait une oasis trimillénaire qui échapperait non seulement au comparatisme mais même à la loi des échanges...

Statue de Ramsès II au British Museum
Statue de Ramsès II au British Museum © Getty / Waring Abbott

Le pharaon se tenait au sommet et sa volonté toute puissante ruisselait de haut en bas… L’égyptologie a souvent été assez « jacobine ».

Au-dessous de lui, des hommes - on se demande où étaient les femmes - qui remplissaient chacun un rôle prédéterminé par l’autorité : l’histoire de l’Égypte n’est pas à dominante sociale et elle ne s’est pas beaucoup occupée des identités locales et des élites intermédiaires. Ou bien elle s’est contentée, dans la grande tradition de Voltaire et de Renan, de dénoncer le discours de servitude qui aurait été constamment à l’œuvre dans l’Égypte ancienne.

Et au-delà de la vie des hommes, la mort… Les Égyptiens auraient su en rendre l’approche plus rassurante… Les différents courants de l’égyptologie, quelle que soit leur origine, insistent tous sur cette singularité.

Singularité, exceptionnalité… L’Égypte serait une oasis trimillénaire qui échapperait non seulement au comparatisme mais même à la loi des échanges. Isolée du monde par des déserts et peuplée d’une population ethniquement homogène, elle n’est pas loin de ressembler à une utopie.

Et si on la rendait à l’histoire ?

Programmation musicale : Donia Massoud

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