Régulièrement, La marche de l'histoire reconstitue, au Théâtre du Vieux-Colombier, des débats parlementaires marquants, "interprétés" par des comédiens du Français : Michel Favory, Thierry Hancisse, Félicien Juttner et Serge Bagdassarian.

Aujourd'hui, celui de juillet 1981 autour de la loi Defferre.

le texte sur la décentralisation adopté à l'assemblée
le texte sur la décentralisation adopté à l'assemblée © reuters

C'est de circonstance. François Hollande et Jean-Marc Ayrault viennent de préconiser, l'un la diminution du nombre des régions, l'autre le regroupement des départements de la couronne parisienne. Au nom de la simplification administrative.

Avant que ne s'impose la formule un peu automatique : " La France est devenue un mille-feuilles territorial inutilement complexe", la gauche avait porté l'idée de décentralisation à l'occasion de la première alternance de la Cinquième République. Gaston Defferre, ministre de l'Intérieur, et Pierre Mauroy, Premier ministre, tous deux grands élus provinciaux, avaient alors voulu donner des fonctions exécutives aux Conseils généraux et aussi aux Conseils régionaux, désormais élus au suffrage universel direct.

Auparavant, le général de Gaulle avait imaginé une réforme qui allait dans le même sens. Il jugeait l'effort séculaire de centralisation clos mais l'échec de son référendum de 1969 avait coupé les ailes à ses projets. Beaucoup de gaullistes historiques ne partageaient d'ailleurs pas son avis. On va les retrouver très hostiles à la loi Defferre dans le débat à l'Assemblée de juillet 1981 : au premier rang d'entre eux, Michel Debré.

L'opposition, très minoritaire, va multiplier les questions de procédure. En vain. Non seulement Gaston Defferre est assuré de son succès mais il grille les feux. Certains aspects mineurs du texte ayant été censurés par le Conseil constitutionnel, il le promulgue en remplaçant les articles manquants par des lignes de signes typographiques...

C'est ce même texte sur le bilan duquel les Français s'interrogent aujourd'hui. Quel rapprochement des décisions a-t-il permis ? Quels effets pervers a-t-il pu provoquer ?

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Théâtre du Vieux-Colombier En 1913, Jacques Copeau arpente la Rive gauche à la recherche d’un lieu pour y ancrer ses ambitions théâtrales. Il se fixe au 21 rue du Vieux-Colombier, loin des grands boulevards où fleurissent d’abondants et bruyants théâtres qui ressemblent le plus souvent à de vastes salons bourgeois. Avec une rigueur ascétique, Copeau ouvre cet espace « contre toutes les lâchetés du théâtre mercantile ». Un vent d’enthousiasme souffle, interrompu par la guerre de 1914, mais l’onde de choc est lancée et marque profondément l’aventure théâtrale moderne. Refus du décor, de la machinerie, de l’accessoire afin de privilégier l’oeuvre et l’auteur. Jacques Copeau pousse plus loin que quiconque l’esthétique du plateau nu. Appelé par ses contemporains « le patron », il est l’âme de ce théâtre.

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