La prospérité qui dure, jusqu’à exercer une hégémonie économique en Europe… L’assurance qui gagne et la tentation d’infliger des leçons… La position dominante dans laquelle l’Allemagne a fini par se trouver lui est malcommode.

Drapeaux européen et allemand devant le Reichstag à Berlin
Drapeaux européen et allemand devant le Reichstag à Berlin © Getty / fhm

La prospérité qui dure, jusqu’à exercer une hégémonie économique en Europe… L’assurance qui gagne et la tentation d’infliger des leçons… La position dominante dans laquelle l’Allemagne a fini par se trouver lui est malcommode.

Après la défaite, elle avait pratiqué la doctrine de l’autolimitation. Elle se présentait comme la servante de la paix, de la démocratie. Comme un état post-national. 

Mais voilà, le territoire compte encore.

Celui de l’Allemagne, campé au cœur de l’Europe, est économiquement attractif… Le patriotisme en Allemagne s’était cristallisé autour de valeurs constitutionnelles. Le nationalisme qui revient relève de valeurs traditionnelles ressurgissant d’un vieux passé. Le score de l’AFD aux dernières législatives montre que le nazisme lui-même n’est plus une limite infranchissable : le parti d’extrême droite est parvenu  en un temps record à plus de 12% des voix.

Les différents courants de l’opinion allemande, d’un même mouvement, adhéraient, à l’extérieur, à l’Europe comme avenir et, à l’intérieur, convergeaient vers des positions centristes.

Le centre a déçu

Les délégués  sociaux-démocrates au congrès du SPD de dimanche n’ont voté que de justesse le principe d’une nouvelle grande coalition avec les chrétiens-démocrates.

Quant à l’adhésion à l’Europe, l’opinion s’en éloigne lentement, avec parfois même des moments de rejet comme en 2010-2011, pendant la crise de la dette souveraine où l’Allemagne se tint sur son quant à soi.

Ceux qui espèrent toujours en la construction européenne diront que c’est lorsque l’hégémonie de l’Allemagne  est la plus forte que la France lui est le plus nécessaire. L’orchestration, ce jour, de l’anniversaire du traité de l’Elysée le prouve.

Site du Musée Guerre et Paix en Ardennes

Programmation musicale : Concert de l'Orchestre symphonique de la radio bavaroise 1962

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