André Malraux en 1933
André Malraux en 1933 ©

En 1959, André Malraux et le ministère des Affaires culturelles prenaient le contrôle du Centre national du cinéma qui, depuis des lustres, accompagnait la production des films français mais relevait jusque-là de l’industrie. C’est au nom de cette tutelle qu’Aurélie Filippetti aurait interdit à Fleur Pellerin, secrétaire d’Etat au Commerce extérieur, de faire la montée des marches du festival de Cannes en même temps qu’elle ! C’est du moins ce que dit « Le Canard enchaîné ». Sur le conflit, autrement important, entre Culture et Finances, on lit dans « Les Echos » que Bercy va continuer de ponctionner le fonds de roulement du Centre national du cinéma, lequel collecte les taxes sur les services de télévision et les entrées en salles et les redistribue en aides : à la production et à l’exploitation etc…

Au motif que ces mécanismes de soutien sont devenus trop sophistiqués et que les urgences sont ailleurs, le CNC a ainsi perdu 310 millions depuis 2011 et ce n’est pas fini. Il semble que beaucoup de gestionnaires le regardent comme une cagnotte d’un autre temps tandis que la Cour des comptes parle d’un modèle à renouveler dont « les performances sont sans rapport avec les montants investis ».

Tout de même, si le nombre de spectateurs avoisine bon an mal an les 200 millions, si quelque 200 films français – ou d’initiative française – sont produits chaque année, si leur part de marché tourne autour de 40%, c’est que la politique de soutien au cinéma a eu, dans l’histoire, des vertus sur lesquelles on peut revenir.

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